En noir italique, son premier mail.
En rouge simple, ma réponse.
En rouge gras, sa réponse à ma réponse.
Je me permets de répondre à vos remarques :
Si nous nous permettons de contacter des gens de gauche - sachez tout d'abord que cette démarche est volontaire - c'est avant tout pour faire vivre le débat!
Non, vous n'avez pas envie de débattre, vous avez envie de revenir sur un mythe. Les générations précédentes vous nont légué le mythe de 68 comme étant la chienlit, vous vivez encore dans le regret de vos parents de ne pas avoir pu empêcher ça d'arriver, et plutôt que d'être capables de construire votre propre modèle politique, vous vous contentez d'annoner du gnagnagna sur quelques symboles. Peut-être histoire de masquer la vacuité de la politique de votre président. Cette initiative est largement considérée comme ridicule, ridicule dont on sait qu'il ne tue pas, heureusement.
- Nous ne voulons revenir sur rien! Nous ne sommes pas des juges de l'Histoire, et 40A+T n'est pas un tribunal du passé! Ce que nous essayons de dire, c'est que mai 68 a constitué un véritable souffle de liberté, que les pesanteurs morales de la société devenaient trop lourdes pour que la société n'exprime pas son malaise.
Vous n'êtes pas d'accord avec nos idées? Très bien! Alors discutons-en! Je pense que ça ne sert à rien d'être sectaire. C'est cela la politique!
Non, la politique ce n'est pas çà. On ne discute pas avec quelqu'un qui veut 'liquider' un évènement qui esdt un des fondements de son identitée. Enfant de 68, j'ai aujoud'hui 40 ans et autre chose à faire que de refaire l'histoire avec de jeunes blancs-becs qui s'érigent en 'jeunesse qui bouge' alors qu'elle n'a rien inventé.
- Il ne s'agit pas de liquider Mai 68. Relisez le discours du 29 avril 2007 à Bercy : c'est de l'héritage dont il s'agit et de ses portes-drapeaux qui n'ont pas fait la différence entre égalité et égalitarisme, liberté et laxisme. Il y a une idéologie de 68, un dérivé, certainement bien loin du message originel de cet évènement qui, je le maintiens, a joué un rôle crucial dans notre histoire.
Nous sommes peut être des jeunes blancs-becs, mais nous avons le mérite de mener un débat qui semble essentiel : non pas sur 68 comme vous semblez le penser, mais sur les valeurs de notre génération et la société que nous voulons construire pour les 40 années qui viennent. Nous avons une ambition : redonner à la jeunesse le goût de l'avenir. La tâche est immense, mais nous comptons bien relever le défis.
Si vous voulez venir, discuter avec nous et partager un moment de débat vous êtes le bienvenu!
Et sachez que suite aux multiples réactions de nos détracteurs, nous allons organiser dans les jours qui viennent un rendez-vous spécial, sans personnalités politiques, mais simplement pour discuter ensemble de ce qui nous oppose! C'est cela une démocratie vivante!
Tout nous oppose, et je doute que grand'monde ait envie de disuter avec vous de comment liquider 68. En tout cas pas dans les gens de gauche.
Par ailleurs, une démocratie vivante n'est pas un simulacre de discussion. Une démocratie vivante, c'est un système dans lequel le parlement a encore son mot à dire et où il n'est pas cantonné dans le rôle de chambre d'enregistrement du fait du prince. C'est un système qui n'érige pas l'identité nationale en valeur en l'opposant à l'immigration. C'est un système qui peut s'ennorgueuillir des droits de l'homme, et non de l'applatissement coupable devant la Chine, le Gabon ou la Lybie. C'est un système qui ne rafle pas les enfants étrangers dans les cours des écoles. C'est un système où les nomination aux postes importants se font sur des critères de compétence et non sur des allégeances au prince. C'est un système dans lequel les gens ne se jettent pas dans la Marne par crainte des exactions policières. C'est un système où le pouvoir est exercé au nom du peuple, et non au profit de quelques uns. C'est un système dans lequel la justice est rendue au nom du peuple français, et non au nom de la légitimité du président de la république. C'est un système dans lequel on n'emprisonne pas à tour de bras au nom d'une politique de sûreté visant à rassurer le bourgeois et l'extrême droite.
Alors, Alexandre, vos leçons de démocratie, s'il vous plaît, gardez-les.
- A évoquer tous les sujets à la fois on ne parle plus de rien! Vous ne pouvez pas balayer une politique étrangère, le fonctionnement des institutions de notre pays et les affaires intérieures en un paragraphe plein de fiel et surtout grossièrement caricatural.
Je maintiens l'invitation, nous organisons cette rencontre le 15 mai. Vous en trouverez les détails sur le site. Je crois au débat, je crois à la confrontation de visions différentes. Pour moi c'est cela la démocratie. Je le maintiens parce que si je me suis engagé en politique, parce que si nous voulons compter dans le débat public, c'est justement parce que nous rejetons toute forme de sectarisme.
Moi je vous salue, parce que je pense que des divergences de vue n'empêchent pas le respect!
Je maintiens, je ne salue pas. Vous seriez risibles si vous n'étiez pas le jouet de quelque chose qui vous dépasse et qui est infiniment plus dangereux que vos mises en scènes anti soixantehuitardes.
- Je crois m'être expliqué là dessus. Ne laissons pas des incompréhensions respectives gâcher l'opportunité d'un échange ... "démocratique"! J'espère à bientôt.
Alexandre Brugère
Responsable de la communication de "40 ans plus tard"
http://www.40ansplustard.fr
Antoine Besnehard,
Bloggueur indépendant libre de tout parti
-> J'ai la chance d'appartenir à un parti politique qui me laisse libre de penser ce que je veux et de dire ce en quoi je crois. J'ai bien conscience que le privilège est rare, mais plus de 350 000 personnes le partagent!
Alexandre Brugère
alexandre_brugere@yahoo.fr
06.15.24.97.23









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