Bonne lecture à tous.
Castro, Pinochet, Chavez, Sarkozy...
Pinochet agonise. Après Staline, Petain, Franco, Honecker, encore une ordure qui va mourir dans son lit. Je suis bien conscient qu'en écrivant cela, je déplore implicitement qu'il ne subisse pas une mort semblable à celle qu'il a fait subir à tant d'autres, me mettant en parfaite contradiction avec mes opinions humanistes anti-peine de mort etc. Disons que je n'aurais pas souhaité qu'un état le condamne à mort. Mais si un guérilléro l'avait eu en ligne de mire et avait appuyé sur la gâchette, je n'aurais pas pleuré.
La course reste ouverte avec Castro, bien placé aussi pour postuler au paradis des crapules.
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Doit-on se réjouir de la réélection de Chavez ? A ma connaissance, il a été réélu à la régulière, sans qu'on ne fasse mention de pressions ou de bourrages de urnes. Il semble que le Vénézuela se porte pas trop mal sous sa présidence, grâce à la manne pétrolière. Il est cependant certain que Chavez serait plus crédible sans ses mauvaises fréquentations, iraniennes entre autre. L'anti-américanisme, certes louable s'il s'agit d'anti-buschisme, n'autorise pas les alliances avec le fascisme barbu. L'extrême gauche française ferait bien de le comprendre un jour (mais là, je ne me fais pas trop d'illusions).
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Avant de hurler avec les loups à propos de la visite de Ségolène Royal au Proche-Orient, j'attends d'en savoir un peu plus. Je me dis juste que la droite française ferait bien de balayer un peu devant sa porte, je pense qu'il ne faudrait pas remonter bien loin pour trouver des rencontres bien plus gênantes pour les beaux parleurs que ce qu'on reproche à la candidate du PS.
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Sarko-la-parano a déclaré que celui (Villepin) qui a fait çà (l'affaire Clearstream) finirait pendu à un crochet de boucher (rapporté par France inter ce matin). Et personne ne réagit ? Vous voulez vraiment confier les rênes du pays un type qui a des rêves dignes du boucher de Treblinka ?
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Il y a vingt ans, c'était les manifs anti-projet Devaquet. Malik Oussékine mourrait rue Monsieur le Prince, à Paris, suite aux coups des pelotons voltigeurs motocyclystes. A ma connaissances, les coupables n'ont jamais payé. Ne l'oublions jamais.
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A part ça, j'attends toujours la dissolution du PSG. "Le foot est dangereux pour la santé." (Arthur Keelt).
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C'est tout pour aujourd'hui.
Pour la première fois, j'ai eu peur.
Hier soir, dans le train que je prends pour rentrer du boulot, de Courtrai (Belgique) à Lille, il y avait un barbu. Pas juste un mec avec une barbe, non. C'était le genre barbu tendance salaf. C'est pas rare, le train fait la liaison Anvers - Lille et il est emprunté par toutes sortes de populations, étudiants américains ou hollandais en train de faire leur tour d'Europe, travailleurs frontaliers (dont bibi), gamins qui passent la frontière pour aller dans des écoles spécialisées en Belgique, etc. Il n'est pas rare d'y croiser des gens à la tenue originale ou en habit traditionnel, mamas en boubou, rabbins en redingote ou zaïrois en costume croisé.
Alors, mon barbu, là, qu'est-ce qu'il avait ? Il sortait sur la plateforme à chaque arrêt pour voir où on en était, il guettait. Jusque là, rien de grave, personne ne veut rater sa gare. Même jeu à Mouscron, Tourcoing, Roubaix.
Mais à Roubaix, il j'ai cru l'avoir entendu dire "Allah Akbar" au moment où les portes se refermaient et où le train allait redémarrer. Bon, passe encore, il pouvait avoir vu un pote (pardon, un 'frère') sur le quai, bien que dans ces cas-là j'aurais plutôt tendance à dire "Salut mon vieux, ça gaze? Et ta femme?". Jamais je ne penserais à une parole profonde ou historique sur un quai de gare, genre "Allah akbar", ou "Veni vedi vici", ou "Vous n'avez pas le monopole du coeur", "Vous parlez au Premier Ministre de la france", ce genre de truc. mais bon, chacun son trip, hein ?
Et là, mon barbu (enfin, c'est pas le mien, hein, moi j'en veux pas de barbu), mon barbu, donc, enfile son kamis (la longue robe blanche des musulmans) qu'il avait du ranger bien soigneusement pour éviter de le froisser et de le froisser dans le train, passe son blouson par dessus, et se dirige vers l'arrière du train en laissant son bagage sur place, dans le compartiment de tête. Je ne sais pas comment vous réagiriez dans un pareil cas, mais même avec la meilleure volonté du monde, la plus grande indulgence possible et la plus grande largeur d'esprit possible, vu le contexte actuel, je n'ai pas pu m'empêcher de baliser. Il avait quoi dans son sac ? Est-ce que ça faisait tic-tac-tic-tac et puis boum ? Ou est-ce que c'était télécommandé par téléphone portable, comme on fait maintenant ? J'avais beau me dire que si les tarés veulent faire péter un train, ils n'enverraient pas un mec dont on voit gros comme une maison que c'est pas un républicain laïc, quand la peur s'installe on ne raisonnne plus.
Comme j'étais en tête de train, à trois mètres du bagage en question, je me suis gentiment levé, j'ai tranquilement rangé mes affaires et je me suis dirigé vers l'arrière du train, moi aussi. Si ça devait péter, au moins, je serais loin. A posteriori, en en discutant avec ma femme, je me suis rendu compte que je n'avais même pas pensé au signal d'alarme ni à prévenir le contrôleur, ce que j'aurais probablement dû faire. Encore une fois, quand on la trouille, on ne réfléchit pas. Intéressante leçon.
Finalement, le train s'arrête en gare de Lille, je descend et mon barbu, qui était revenu en tête de train après être allé très matériellement soulager un besoin naturel et pressant (même les plus purs des hommes ont besoin de pisser) est aussi descendu avec son sac et s'est fondu dans la foule de l'heure de pointe.
Pourquoi je vous raconte çà ? Parce que si même un type comme moi commence à avoir peur dans ce genre de cas, c'est que le climat s'y prête bien. Les religieux de tous poils (et là je ne me limite pas aux tenants d'un islam radical, les chrétiens et autres croyants revendicatifs prosélytes en font tout autant) cherchent à dominer le politique par tous les moyens, y compris les plus violents. Bombes, chantage, attentats, menaces et intimidations du politique (voir l'affaire Téléthon, qui n'est qu'un exemple soft), commandos-anti-IVG, infiltrations etc. Forcément, à force, les républicains démocrates ont un peu l'impression qu'on en veut aux fondements de leur société, l'égalité, la justice, la paix entre les hommes etc. Et on en arrive à voir des ennemis partout, y compris dans un simple type qui a juste envie d'aller pisser. Soyons vigilants, camarades, ne nous laissons pas enfermer dans cette logique puante des uns contre les autres, il y en a à qui ça ferait trop plaisir. Et que je m'y sois un instant égaré m'en a fait prendre conscience. Les ennemis de la liberté seraient trop contents de nous emmener sur leur terrain pour en découdre une bonne fois pour toute.
En même temps, pas d'angélisme. Lisez le dernire bouquin de Thierry Jonquet, "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte", publié au Seuil. Comme j'ai pu le lire je ne sais plus où, c'est le meilleur livre jamais écrit sur la banlieue. Et c'est un roman noir, ce qui en dit long. Moi qui habite au pieds des tours dans un quartier où la misère sociale et culturelle atteint le fond, où une main ne suffit pas à compter les voitures qui brûlent en un mois, où des gamins de 10 ans voient leurs grands frères de 25 ans tenir les murs à longueur de journée, où on remplit le caddie (r) au hard-discount du coin en début de mois et après plus rien, où les enfants de l'école maternelle n'ont qu'un mode de communication, la confrontation, où on voit les salafistes avec leurs barbes noires et leurs grands robes sous leur blouson de cuir se balader de plus en plus souvent et interpeller les groupes de jeunes en casquette-survet', ce bouquin me fait froid dans le dos. Certes c'est une fiction, mais elle retrace mieux la réalité que n'importe quelle enquête journalistique. Jonquet est un grand auteur.
Quelques liens : La luette.Webradio Passion du livre Mollat, libraire enfin et surtout, le site de Thierry Jonquet
Je lis dans la presse : "Près d'un tiers des Français sont trop gros. 19,81 millions sont en surpoids ou obèses selon les résultats d'une enquête réalisée tous les trois ans" . Quelques commentaires.
Ah, scoop, toutes les radios, la presse payante, web et gratuite a son titre de la journée. Les Français sont trop gros. Voir par exemple l'article de Libé. Certains médias établissent la corrélation entre pauvreté et obésité. Dupont-Lajoie rétorque "Aah ben j'croyais qu'c'était l'contraire, quand on est pauvre on n'a pas à bouffer et on est maigre". Dupont-Lajoie n'a jamais mis les pieds dans la supérette de mon quartier. C'est pourtant intéressant, si toutefois on arrive à relativiser et à prendre le recul propre à l'enquête sociologique. La superette de mon quartier, c'est un hard discounter, une enseigne d'une chaîne de supermarchés qui vend pas cher, sans mise en valeur des produits dans les rayons. Un truc comme un Aldi, Penny Market, Ed, Leader Price etc. Alors, prenons un exemple. Les épinards surgelés. C'est vachement pratique, les épianrds surgelés. Quand on n'a aps le temps de faire le marché, hop, quelques boulettes sorties du congélateur et hop! un légume vert pour accompagner le riz ou les pâtes. Mais... quand vous achetez vos épinards dans une grande surface "classique" ou chez un spécialiste en surgelé, vous avez un produit composé quasi-exclusivement d'épinards. Parfois un peu de sel, ou un agent de conservation, et encore. Quand vous achetez des épianrds surgelés dans la supérette de mon quartier, ils sont forcément cuisinés à la crème, et hyper-salés. Pas moyen d'avoir des épinards nature. Evidemment, c'est plus riche en calories s'il y a de la crème dedans. Dans le même ordre d'idée : les steacks hachés sont toujours à 15% de MG, on n'en trouve jamais à 5% comme dans les autres enseignes. Le rayon sucreries et biscuits est surdimensionné par rapport au reste du magasin. Normal, le sucre, ça coupe la sensation de faim... Le rayon charcuterie est bien rempli aussi, même si c'est pas de la marchandise de très bonne qualité. Mais le rayon viande est indigent, et je ne parle même pas du poisson. Quant aux yaourts, ils sont à la gélatine... Eh si ! Vérifiez...
Dès lors, la question que je me pose est : pourquoi les classes "populaires" n'ont-elles que de la merde à manger ? On sait que c'est dans ces couches de la population que se posent les plus gros problèmes d'éducation à la santé et à l'alimentation, mais en plus on ne leur donne que des saloperies. Est-il normal que sous prétexte de vendre pas cher, on vende de la saloperie ?
Alors c'est facile de dresser le constat du grossissement de la population, et de dire que les gens mangent n'importe quoi. Le discours sous-jacent est encore une fois "C'est la faute de ces salauds de pauvres qui se font grossir, et qprès c'est la sécu, c'est à dire nous, qui va devoir payer." Je rejoins en ça la position défendue dans l'article de Marc.
Bon, sur ce, je vais me taper un grand verre de coca(tm) avec des chipsters(tm) et me gaver de moncheri(tm).
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