Je lis ce soir que les bourses continuent leurs descentes (ici et là, par exemple, ou là aussi), malgré les plans de garantie avancés par les états (dont la France).
La BCE va élargir les actifs qu'elle en garantie lors de ses opérations de refinancement. Quoi d'autre ensuite ?
On dirait que la sphère financière (donc les banques, essentiellement - mais aussi les assureurs) sont tellement à cours de liquidité qu'ils ne trouveront jamais de quoi boucher le trou. J'ai bien
l'impression que tout ce qu'on injecte actuellement dans l'économie (et que finalement le contribuable paiera, ne serait-ce qu'en remboursement de la dette) est en pure perte, véritable tonneau des Danaïdes.
Dès lors, je me demande s'il ne vaudrait pas mieux voir tout le bazar s'effondrer. Au moins, on pourrait espérer ainsi reconstruire quelque chose de neuf en ayant la satisfaction d'avoir eu raison
trop tôt : le capitalisme porte bel et bien en lui les germes de sa propre mort.
Enfin, j'en sais rien, j'avoue que je suis extrêmement perplexe.
(merci aux commentateurs inspirés d'éviter de me ressortir la soupe libérale, ça ne m'amuse même plus)
Mercredi 15 octobre 2008
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Publié dans : Politica
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Je reprends
un passage du billet du jour de mon ami Marc :
Il n’est jamais inutile de rappeler que nos divins prévisionnistes, à
l’origine de crise, avaient tous ou presque ânonnés en cœur « c’est propre aux Etats-Unis et seulement sur quelques produits dérivés »… Ensuite, on nous a servi le couplet du « bon
ça touche un peu plus que cela mais rassurez vous ça restera outre atlantique »… il y a encore quelques jours, face aux faillites européennes et à la dérive d’un Etat en quasi faillite
(l’Islande). Et cette nuit, on apprend que désormais le Japon est impacté… Comme d’habitude, y a pas de risque, cela ne concerne qu’un acteur mineur… bref on le voit, le risque de contagion à
l’ensemble de la planète financière est bien réel voire bien entamé.
Quand est-ce que les gouvernants (les nôtres, la lamentable Lagarde en tête, mais aussi les autres) vont enfin apprendre ?
On a tenté pendant des années de maintenir la vérité officielle selon laquelle le nuage radioactif de Tchernobyl s'était arrêté à nos frontières (la ligne blueue des Vosges, drapeau et clairon)
avant de contourner notre beau pays.
On sait maintenant que c'était du pipeau.
On a tenté pendant des années de maintenir la vérité officielle selon laquelle les essais nucléaires dans le Pacifique ne présentaient pas de danger pour la population. On sait maintenant ce qu'il
en était vraiment.
Aujourd'hui, on tente tous les jours de nous faire croire que la crise actuelle (dans l'ordre chronologique)
1/ n'est pas grave
2/ est limitée à certains produits financiers spécifiques
3/ est circonscrite aux USA
4/ ne devrait pas présenter de danger pour nos banques et donc pourt notre épargne.
etc.
Et tous les jours, les faits (qui ont la sale manie d'être têtus, comme disait Lénine - l'a pas dit que des conneries, lui) les faits, donc, démentent ces belles paroles.
Comment madame Lagarde peut-elle encore imaginer qu'on puisse lui faire confiance, à elle qui depuis le début de la crise s'est complètement plantée dans ses déclarations ? Quand est-ce qu'on va
enfin comprendre que l'information faussée finit touours par être démentie, accentuant à chaque fois un peu plus la méfiance / défiance de la population envers le discours politique ? Quand est-ce
qu'on va enfin comprendre que les mensonges à propos de Tchernobyl et Mururoa alimentent la méfiance actuelle, et que les... disons... informations erronées (pour faire léger) ne font qu'aggraver
la situations ?
Nous sommes gouvernés par des nuls alliés à des irresponsables.
Vendredi 10 octobre 2008
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Publié dans : Politica
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