Une gare, un soir de novembre. Un vieil ami, pas revu depuis des années, sans jamais
l'avoir oublié. Un de ces amis qu'on peut retrouver après des années en ayant l'impression qu'on s'est quitté la veille.
Une table dans une brasserie enfumée, de la bière et à manger, du tabac, du bruit. On se raconte, on se confesse un peu, on se dévoile, on rattrape le temps perdu.
Pour compléter mon propos de ce soir-là, quelques extraits de Campos de Castilla (Champs de Castille) d'Antonio Machado (ici et là) extraits du livre CXXXVI Proverbios y Cantares (Proverbes et Chansons)
(1) notre vie, ou notre affaire, notre destinée? Dans le sens de "ce que nous avons à faire".
(Antonio Machado)
On lira aussi avec intérêt et profit Juan de Mairena, de Machado bien sûr, recueil de textes et maximes attribués à un professeur imaginaire. Edité en français chez Anatolia, Editions du Rocher. Un petit bijou de plaisir philosophico-littéraire.
Et croyez-moi, c'est autre chose que du Céline, suivez mon regard.... ;-)
Une table dans une brasserie enfumée, de la bière et à manger, du tabac, du bruit. On se raconte, on se confesse un peu, on se dévoile, on rattrape le temps perdu.
Pour compléter mon propos de ce soir-là, quelques extraits de Campos de Castilla (Champs de Castille) d'Antonio Machado (ici et là) extraits du livre CXXXVI Proverbios y Cantares (Proverbes et Chansons)
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I Nunca perseguí la gloria ni dejar en la memoria de los hombres mi canción; yo amo los mundos sutiles, ingrávidos y gentiles como pompas de jabón. Me gusta verlos pintarse de sol y grana, volar bajo el cielo azul, temblar súbitamente y quebrarse. |
I je n'ai jamais cherché la gloire, ni à laisser dans la mémoire des hommes ma chanson; J'aime les mondes subtiles, aériens et délicats comme des bulles de savon. J'aime les voir se colorer de soleil et de pourpre, s'envoler sous le ciel bleu, trembler subitement, puis éclater. |
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II ¿Para qué llamar caminos a los surcos del azar?... |
II A quoi bon appeler chemins les sillons du hasard? |
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XXIX Caminante, son tus huellas el camino, y nada más; caminante, no hay camino, se hace camino al andar. Al andar se hace camino y al volver la vista atrás se ve la senda que nunca se ha de volver a pisar. Caminante, no hay camino, sino estelas en la mar. |
XXIX Voyageur, ce sont les traces de tes pas Qui sont le chemin, et rien de plus; Voyageur, il n'y a pas de chemin, Le chemin se fait en marchant. En marchant, tu fais le chemin et si tu te retournes, tu vois les traces de tes pas que jamais tu ne devras fouler à nouveau Voyageur, il n'y a pas de chemin, rien que des sillages sur la mer. |
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XLIV Todo pasa y todo queda, pero lo nuestro es pasar, pasar haciendo caminos, caminos sobre la mar. |
XLIV Tout passe et tout demeure, mais notre vie (1) est de passer, passer en traçant des chemins des chemins sur la mer. |
(1) notre vie, ou notre affaire, notre destinée? Dans le sens de "ce que nous avons à faire".
(Antonio Machado)
On lira aussi avec intérêt et profit Juan de Mairena, de Machado bien sûr, recueil de textes et maximes attribués à un professeur imaginaire. Edité en français chez Anatolia, Editions du Rocher. Un petit bijou de plaisir philosophico-littéraire.
Et croyez-moi, c'est autre chose que du Céline, suivez mon regard.... ;-)
Vendredi 30 novembre 2007
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