Hier c'était donc le discours de Toulon. Aucun commentaire sur la forme, je ne l'ai pas vu.
Sur le fond, j'ai plaisir à entendre le chef de l'état appeler à un nouveau Bretton Woods. Ça ne fait jamais que des mois qu'on le dit avec mes potes
blogueurs de
gauche. Evidemment, à chaque fois on se faisait rembarrer par les ânes libéraux bêtes à manger du foin, qui
nous expliquaient que la gauche ne connaît rien à l'économie et ne sait pas gérer. J'attends maintenant leurs plus plates excuses, mais je risque d'attendre longtemps.
Sarkozy nous dit que le capitalisme financier c'est fini. Très bien.
Il veut la fin des parachutes dorés. Très bien.
«Une certaine idée de la mondialisation s’achève avec la fin d’un capitalisme financier qui avait imposé sa logique à toute l’économie et avait contribué à la pervertir». Très
bien.
Il appelle à «un nouvel équilibre entre l’Etat et le marché». Très bien.
Il réclame «un nouvel équilibre entre l’Etat et le marché». Très bien (j'attands juste de
voir... Encore faudrait-il pour ça ne pas démanteler l'Etat, mais on n'est plus à une incohérence près)
Il s’engage à ce que «pas un seul déposant ne perde un seul euro parce qu’un établissement financier se révélerait dans l’incapacité de faire face à ses engagements». Très bien.
Le seul petit problème, c'est que personne n'y croit. Quelques réactions relevées chez 20minutes.fr :
«C'est très imprécis. Il y a toujours cette recherche du bouc émissaire qui n'a pas de sens. C'est un peu facile de mettre tout sur le dos de la crise
financière alors que le ralentissement de la croissance est là depuis un an.»
«Cela reste plus incantatoire que très concret.»
«C'est un discours très volontariste, très général, mais il n'y a pas vraiment eu d'annonces, de mesures concrètes.»
Que des sales gauchistes ? Non, des économistes chez Barclays, des banquiers, des insiders comme dit RvA.
Personne n'y croit car tout le monde sait bien que ce sont Sarkozy et ses amis politiques qui ont conduit le monde à ce qu'il est, à coup de retrait de l'Etat et de déréglementation, d'incantations
et d'odes à la liberté des marchés, à l'équilibre par l'autorégulation et autres âneries sur la main invisible qui va tout régler. Mais qu'ils sont bêtes...
Personne n'y croit, car on sait bien maintenant que l'Etat n'a plus un rond à cause de certains ânes qui l'ont dépossédé de ses recettes en faisant 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches.
Les mêmes qui en sont à inventer une nouvelle taxe par
mois pour tenter de combler le trou, et qui se demandent comment ils vont bien pouvoir faire pour garder le déficit dans les marges prévues par les critères de convergence.
Des ânes, je vous dit. Bêtes à manger du foin, et encore le foin est trop bon pour des ânes pareils (qu'on leur donne de la paille).
Personne n'y croit, car la responsabilité de Sarkozy et de ses amis ânes est énorme. Et ils voudraient nous faire croire que ce sont eux qui ont les solutions pour nous sortir de cette situation où
ils nous ont fourrés ?
A d'autres !
Libéral s'interrogeant sur la manière de faire réparer par les autres le joli jouet qu'il vient de casser (métaphore
financière)
[EDIT] Lisez l'article de SarkoFrance.
Vendredi 26 septembre 2008
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Publié dans : Politica
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