ou pour une tentative de définition de la Belgitude (ben oui, en ce moment la politique française m'attriste trop pour blogguer dessus, alors alons voir ailleurs).
Donc, la belgitude, c'est quoi? Une bonne dose d'auto-dérision, un soupçon de libertarisme, un très gros morceau de surréalisme, et une douce mélancolie face à l'absurdité de l'existence humaine, un gout immodéré pour la débrouillardise (on dit qu'on sait tirer son plan), une capacité (rare en ce moment, bizarre) surprenante au compromis (le "compromis à la belge" est un concept, chez nos voisins), et par dessus tout le bazar, une bon gros complexe d'infériorité par rapport à ses grands voisins.
La Belgitude, c'est un art de vivre, basé principalement sur une culture des villes . La Belgique n'est pas que la Flandre et la Wallonie, c'est aussi Gand, Anvers, Bruxelles, Louvain, Liège (longtemps principauté, qui a gardé la mentalité à part de cet héritage), c'est l'opposition entre Courtrai et Bruges pourtant distantes d'un jet de pierre.
C'est le plaisir de se ballader en ville en mangeant une tomate-crevette dégoulinante de mayonnaise. Et de pouvoir s'arrêter à n'importe quelle heure dans un fritkot pour une grande frite-boulette-sauce à la viande. C'est l'amour de la bonne bière, et la tradition des bistrots. Kroegentocht aussi est un concept en Flandre, qui recouvre bien plus que juste la tournée des bistrots.
C'est la BD, qu'elle soit de Charleroi ou de Bruxelles, qui prolonge intelligemment l'héritage des peintres flamands, la pop belge, l'art, la danse, mais sans le poids de l'héritage que l'on trouve dans d'autres pays.
Un site est consacré à la Belgitude : www.frites.be. Au-delà du clin d'oeil plein d'autodérision, on y trouvera énormément d'infos sur cette maladie bizarre.
Des émissions de télé : Jaadtoly (J'aime autant de t'ouvrir les yeux, à une époque sur Canal+ Belgique), Tout ça (ne nous rendra pas le Congo, par les réalisateurs du cultissime Strip-Tease), et aussi In de Gloria, sur la chaîne flamande Canvas, ou encore Alles kan beter, bien déjanté aussi dans son genre.
Un de mes favoris, c'est Gerrit Callewaert, le Flamand de la région de Courtrai, qui demande à ne plus être sous-titré quand il passe à la télé. Wim Opbrouck dans un de ses plus grands rôles. Bon, évidemment, faut parler flamand, pardon, néerlandais, mais il y en a quelques-uns ici qui en connaissent assez pour apprécier.
Donc, la belgitude, c'est quoi? Une bonne dose d'auto-dérision, un soupçon de libertarisme, un très gros morceau de surréalisme, et une douce mélancolie face à l'absurdité de l'existence humaine, un gout immodéré pour la débrouillardise (on dit qu'on sait tirer son plan), une capacité (rare en ce moment, bizarre) surprenante au compromis (le "compromis à la belge" est un concept, chez nos voisins), et par dessus tout le bazar, une bon gros complexe d'infériorité par rapport à ses grands voisins.
La Belgitude, c'est un art de vivre, basé principalement sur une culture des villes . La Belgique n'est pas que la Flandre et la Wallonie, c'est aussi Gand, Anvers, Bruxelles, Louvain, Liège (longtemps principauté, qui a gardé la mentalité à part de cet héritage), c'est l'opposition entre Courtrai et Bruges pourtant distantes d'un jet de pierre.
C'est le plaisir de se ballader en ville en mangeant une tomate-crevette dégoulinante de mayonnaise. Et de pouvoir s'arrêter à n'importe quelle heure dans un fritkot pour une grande frite-boulette-sauce à la viande. C'est l'amour de la bonne bière, et la tradition des bistrots. Kroegentocht aussi est un concept en Flandre, qui recouvre bien plus que juste la tournée des bistrots.
C'est la BD, qu'elle soit de Charleroi ou de Bruxelles, qui prolonge intelligemment l'héritage des peintres flamands, la pop belge, l'art, la danse, mais sans le poids de l'héritage que l'on trouve dans d'autres pays.
Un site est consacré à la Belgitude : www.frites.be. Au-delà du clin d'oeil plein d'autodérision, on y trouvera énormément d'infos sur cette maladie bizarre.
Des émissions de télé : Jaadtoly (J'aime autant de t'ouvrir les yeux, à une époque sur Canal+ Belgique), Tout ça (ne nous rendra pas le Congo, par les réalisateurs du cultissime Strip-Tease), et aussi In de Gloria, sur la chaîne flamande Canvas, ou encore Alles kan beter, bien déjanté aussi dans son genre.
Un de mes favoris, c'est Gerrit Callewaert, le Flamand de la région de Courtrai, qui demande à ne plus être sous-titré quand il passe à la télé. Wim Opbrouck dans un de ses plus grands rôles. Bon, évidemment, faut parler flamand, pardon, néerlandais, mais il y en a quelques-uns ici qui en connaissent assez pour apprécier.

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