Le département du Nord est voisin de la province belge de Flandre Occidentale. Cette belle région, dans laquelle on trouve les villes de Bruges, Ostende, Ypres,
Courtrai, Roulers et bien d'autres encore, est extrêmement prospère et riche, alors que le Nord accuse toujours un retard économique important, malgré des efforts de reconversion ces dernières
années.
La province de Flandre occidentale est composée de huit arrondissement. Le tableau ci-dessous donne quelques éléments socio-économiques intéressants.
A titre de comparaison, le Nord-Pas de Calais connaissait en 2006 un chômage de 13%, et 10% de sa population sous le seuil de pauvreté.
La Flandre connaissant un taux de chômage très bas, il y a un certain nombre de métiers que les Flamands ne veulent plus exercer. Ceci oblige la province à importer de la main d'oeuvre, et il y a actuellement entre 25 et 30.000 travailleurs frontaliers français qui passent la frontière tous les jours afin d'aller travailler dans l'industrie flamande (manutentionnaires, préparateurs de commandes, ouvriers des abattoirs, jardiniers etc). Les emplois étant généralement peu qualifiés, une formation de base en néerlandais suffit et il n'est nul besoin d'être bilingue. Les grandes officine d'intérim ont même ouvert des bureaux de recrutement spécialisés dans la main d'oeuvre française.
C'est à ce genre de choses que l'on voit que nous sommes devenus un pays pauvre. Nous n'avons plus les moyens de maintenir notre population au travail, ni les moyens de lui permettre de subvenir à ses besoins par le biais de prestations sociales. On donne quinze miliards en exonération aux catégories les plus riches, mais moins haut dans l'échelle sociale les gens doivent partir à l'étranger pour trouver du travail et faire le travail que les riches Flamands trouvent trop salisssant. Exactement comme quand, dans les trente glorieuses nous importions de la main d'oeuvre pour construire nos maisons, asphalter nos routes et vider nos poubelles. Actuellement, c'est nous qui vidons les poubelles de nos voisins.
Juste revanche, dirons certains, car jusqu'à la seconde guerre c'étaient les Flamands qui venaient construire les maisons de Roubaix et de Lille. N'empêche, on ne peut que trouver la situation saumâtre et se dire qu'on est tombés bien bas.
Depuis 2002, la droite conduit le pays à sa ruine et nous n'avons pas fini d'en subir et d'en payer les conséquences.
La province de Flandre occidentale est composée de huit arrondissement. Le tableau ci-dessous donne quelques éléments socio-économiques intéressants.
| Arrondissement | taux de chômage en 2007 | revenu moyen par habitant |
| Bruges | 4,99% | 14.632 euro |
| Diksmuide | 4,11% | 11.820 euro |
| Ostende | 7,32% | 13.577 euro |
| Roulers | 4,25% | 13.357 euro |
| Tielt | 3,47% | 13.071 euro |
| Courtrai | 5,37% | 13.624 euro |
| Ypres | 5,12% | 12.239 euro |
| Furnes | 6,08% | 14.128 euro |
A titre de comparaison, le Nord-Pas de Calais connaissait en 2006 un chômage de 13%, et 10% de sa population sous le seuil de pauvreté.
La Flandre connaissant un taux de chômage très bas, il y a un certain nombre de métiers que les Flamands ne veulent plus exercer. Ceci oblige la province à importer de la main d'oeuvre, et il y a actuellement entre 25 et 30.000 travailleurs frontaliers français qui passent la frontière tous les jours afin d'aller travailler dans l'industrie flamande (manutentionnaires, préparateurs de commandes, ouvriers des abattoirs, jardiniers etc). Les emplois étant généralement peu qualifiés, une formation de base en néerlandais suffit et il n'est nul besoin d'être bilingue. Les grandes officine d'intérim ont même ouvert des bureaux de recrutement spécialisés dans la main d'oeuvre française.
C'est à ce genre de choses que l'on voit que nous sommes devenus un pays pauvre. Nous n'avons plus les moyens de maintenir notre population au travail, ni les moyens de lui permettre de subvenir à ses besoins par le biais de prestations sociales. On donne quinze miliards en exonération aux catégories les plus riches, mais moins haut dans l'échelle sociale les gens doivent partir à l'étranger pour trouver du travail et faire le travail que les riches Flamands trouvent trop salisssant. Exactement comme quand, dans les trente glorieuses nous importions de la main d'oeuvre pour construire nos maisons, asphalter nos routes et vider nos poubelles. Actuellement, c'est nous qui vidons les poubelles de nos voisins.
Juste revanche, dirons certains, car jusqu'à la seconde guerre c'étaient les Flamands qui venaient construire les maisons de Roubaix et de Lille. N'empêche, on ne peut que trouver la situation saumâtre et se dire qu'on est tombés bien bas.
Depuis 2002, la droite conduit le pays à sa ruine et nous n'avons pas fini d'en subir et d'en payer les conséquences.
Mercredi 7 mai 2008
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